Amplifiée par la monumentalité,
l'asynchronie se double parfois d'un processus d'abolition qui laisse l'oeil en suspens. Les images convoquées appellent alors des histoires qu'aussitôt elles révoquent : Histoires où se dirait la précarité de territoires obscurs, histoires d'agonies, d'états d'urgence débordant cependant de quotidienneté et devenus prétextes à d'imtimes expériences. de toutes ces histoires ne nous est livré qu'un contre-coup, un simulacre, encore, qui nous assigne, sans recours, à la place du viseur lucide. Nous sommes faits témoins projectifs d'une scène primordiale, déplacés, déposés là où le mirage prend corps, dans le plan de la convergence et du partage.
Convergence éphémère, partage illusoire d'un espace et d'un temps déjà effacés, l'image, aberrante, ne reproduit pas l'aventure. Elle matérialise tout juste une distance éprouvée entre le temps de la présence et le temps de la représentation. Témoin silencieux d'une expérience d'infinie solitude, elle écrit l'histoire de notre regard infirme.